Écrire un contenu utile : répondre, montrer, prouver
Google a fini par le dire en toutes lettres : il veut récompenser les pages écrites pour les gens, pas pour lui. Depuis ses mises à jour sur le « contenu utile », les pages remplies pour remplir, les textes qui tournent autour du sujet sans jamais répondre, les articles écrits en série sans rien connaître au métier reculent. Pour un artisan, un commerçant ou un praticien, c'est une bonne nouvelle : vous savez de quoi vous parlez, et c'est exactement ce que le moteur cherche à détecter.
Ce qu'est un contenu utile
Un contenu utile répond à la question que la personne s'est posée en tapant sa recherche, et il y répond en premier, pas au troisième paragraphe. Il vient de quelqu'un qui pratique : des exemples réels, des ordres de grandeur, des cas particuliers, les erreurs que vous voyez chez vos clients. Il dit ce que vous ne faites pas, et pour qui vous n'êtes pas le bon choix. Il donne au lecteur de quoi décider, qu'il vous appelle ou non. Et il est écrit dans sa langue, celle de l'élément sur les mots-clés de ce guide, pas dans le jargon du métier.
- La réponse d'abord. Le prix, le délai, la marche à suivre, dès les premières lignes. Le détail vient après, pour ceux qui veulent.
- Du concret. « Un remplacement de cylindre prend vingt minutes et se fait sur place » vaut mieux que « nous intervenons rapidement avec professionnalisme ».
- De la preuve. Une photo de chantier, un avant-après, un avis cité avec son auteur, un chiffre que vous pouvez justifier.
- Une seule idée par page. Une page qui traite tout ne se classe sur rien.
La question de la longueur
Il n'y a pas de longueur magique. Une page de service claire fait souvent 500 à 800 mots ; un article qui traite un sujet complet en fait 800 à 1 500 ; une page locale peut en faire 400 si tout y est propre à la commune. La longueur suit la question : une réponse courte sur une page longue, ou une réponse complète coupée en deux pages, sont les deux erreurs symétriques. Ce qui compte, c'est que le lecteur trouve ce qu'il est venu chercher et qu'il ne reparte pas aussitôt vers les résultats.
Le test le plus simple : lisez votre page comme un client, puis demandez-vous ce que vous savez de plus qu'avant. Si la réponse est « rien », le moteur arrivera à la même conclusion.
Ce qu'il faut éviter
Le texte de remplissage produit pour « faire du contenu ». Les pages qui répètent le mot-clé à chaque phrase. Les articles génériques sur des sujets que vous ne pratiquez pas, copiés d'ailleurs. Les promesses invérifiables (« le meilleur », « numéro un ») et les chiffres inventés. Le texte caché, blanc sur blanc, ou déplié uniquement pour les robots. Et les pages par commune obtenues en changeant seulement le nom de la ville : ce n'est pas du contenu, c'est de la duplication.
Ce qu'il faut faire
- Partir des questions réelles : celles que l'on vous pose au téléphone, celles du bloc « Autres questions posées » de Google, celles de Search Console.
- Répondre dans les premières lignes, puis développer : contexte, cas particuliers, ce qu'il faut préparer, ce que ça coûte.
- Montrer : photos réelles, exemples, avis nommés, avant-après.
- Signer : un auteur nommé, une page « à propos » vraie, une date. C'est l'objet d'un autre élément du guide.
- Relire six mois plus tard : un contenu utile qui vieillit (un prix, une réglementation) devient un contenu faux.
Comment le vérifier
Dans Search Console, le rapport « Performances » page par page : une page affichée souvent et peu cliquée, ou une page dont la position baisse régulièrement, mérite d'être relue. Les statistiques d'audience, sans cookie ou avec consentement, donnent le temps passé et le taux de rebond : un départ immédiat massif signale une page qui ne répond pas à ce qu'elle promet. Et rien ne remplace un lecteur extérieur, client ou proche, à qui l'on demande ce qu'il a retenu.
C'est pour cette raison que nos sites clés en main sont livrés avec des pages de service écrites pour le métier, à partir de ce que les professionnels nous ont expliqué, et non avec des textes de démonstration à remplacer un jour.
Le faire vous-même, ou nous le confier
Cet élément fait partie des vingt-cinq du guide du référencement. Deux façons de passer à l'action, au choix.
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