Structurer une page : un seul titre principal, puis des sous-titres
Une page bien structurée se lit en diagonale : le regard saute de titre en titre, s'arrête sur celui qui l'intéresse, et lit le paragraphe qui suit. Les moteurs et les assistants d'intelligence artificielle font exactement la même chose, à ceci près qu'ils ne voient pas la taille des caractères : ils lisent les balises. Un titre principal (H1), des titres de section (H2), des sous-titres (H3). Cette hiérarchie, invisible pour le visiteur, est l'un des moyens les plus sûrs de dire de quoi parle une page, et dans quel ordre.
Un seul titre principal
Le H1 est le titre de la page, celui qui dit son sujet. Il n'y en a qu'un. Il reprend l'expression principale visée, sous une forme naturelle, et il correspond au titre affiché dans les résultats de recherche sans être forcément identique. Les erreurs sont fréquentes : un H1 sur le logo, répété sur toutes les pages ; plusieurs H1 parce que l'outil de mise en page en pose un par bloc ; ou aucun, parce que le titre visible est un simple paragraphe en gros caractères. Dans les trois cas, le moteur doit deviner.
Des sections qui répondent à des questions
Les H2 découpent la page en parties, et chacune porte un titre qui annonce ce qu'elle contient. Le meilleur H2 est une question que le client se pose, ou sa réponse : « Combien coûte un remplacement de serrure ? », « Intervention le dimanche et les jours fériés ». Ce n'est pas un hasard si ces formulations reviennent dans le bloc « Autres questions posées » de Google et dans les réponses des assistants d'IA : un titre qui pose la question et un paragraphe qui y répond forment l'unité qu'ils citent le plus volontiers.
Les H3 servent à détailler une section, pas à décorer. On ne saute pas de niveau (un H4 sous un H2 sans H3), on ne met pas de titre pour changer la taille du texte, et on ne cache pas de titre pour les moteurs seuls : ce qui est un titre pour la machine doit l'être pour l'oeil.
Lisez uniquement vos titres, du premier au dernier : si le résumé de la page en ressort, la structure est bonne. Si c'est une suite de « Bienvenue », « Nos services », « Contact », elle ne dit rien.
Ce que la structure change vraiment
Pour le lecteur, une page structurée se parcourt sur un téléphone en quelques secondes et se comprend sans tout lire. Pour le moteur, les titres pondèrent les mots qu'ils contiennent et délimitent des passages qu'il peut afficher isolément dans les résultats. Pour les assistants d'IA, un couple titre-paragraphe autonome est une réponse prête à citer, avec sa source. Et pour vous, une page dont les titres suivent l'ordre des questions du client est une page plus facile à écrire et à tenir à jour.
Ce qu'il faut faire
- Un H1 par page, unique sur le site, qui dit le sujet et le lieu quand il compte.
- Des H2 pour chaque grande partie, rédigés comme des questions ou des affirmations complètes, pas comme des étiquettes.
- Des H3 seulement pour détailler une section, et jamais de saut de niveau.
- Le style visuel réglé par la feuille de style, pas par le choix du niveau : si un H2 est trop gros, on change son apparence, pas sa balise.
- Le logo, le menu et le pied de page hors de la hiérarchie des titres.
Comment le vérifier
Dans le navigateur, la plupart des extensions d'accessibilité ou de référencement affichent la liste des titres d'une page avec leur niveau ; sans extension, le mode « lecteur » de Safari ou Firefox rend la structure visible. Comptez les H1 : un, pas deux, pas zéro. Lisez la suite des H2 : forme-t-elle un plan ? Enfin, les outils de mesure d'accessibilité de Google (le volet « Accessibilité » de PageSpeed Insights) signalent les niveaux sautés et les titres vides.
Chaque page que nous livrons est contrôlée par script sur ce point précis : exactement un H1, une structure sans trou, et un plan de titres propre à chaque page, y compris pour les pages par commune, qui ne partagent pas leurs sous-titres. Notre article sur WordPress ou site sur mesure montre pourquoi les outils de mise en page automatiques sont souvent la source de ces défauts.
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