Les liens entrants : annuaires, partenaires, presse locale
Quand un autre site fait un lien vers le vôtre, il vous recommande. C'est ainsi que Google l'a lu dès l'origine, et c'est encore l'un des signaux les plus puissants de son classement : un lien entrant, ou backlink, depuis un site sérieux vaut plus que des dizaines de pages supplémentaires. Pour une petite entreprise, la question n'est pas d'en obtenir des centaines, mais d'en obtenir quelques-uns, vrais, et de ne jamais en acheter.
Ce qui fait la valeur d'un lien
Trois choses. La confiance accordée au site qui vous lie : la mairie, la chambre de métiers, un journal local, une fédération professionnelle pèsent bien plus qu'un blog anonyme. Le rapport entre son sujet et le vôtre : un lien depuis un site de jardinage vers un paysagiste a du sens, un lien depuis un site de paris en ligne n'en a pas, et peut nuire. Et le texte du lien, qui décrit votre page : votre nom d'entreprise et votre métier, pas « cliquez ici ». Un lien reçu ne se contrôle pas entièrement, mais on peut demander.
Où un professionnel de proximité en trouve
- L'annuaire de la mairie de votre commune, et de celles où vous intervenez : la plupart proposent une fiche gratuite aux entreprises locales, et c'est l'un des liens les plus crédibles qui soient. Il faut y demander, au besoin, la correction de vos coordonnées.
- Les annuaires professionnels sérieux : chambre de métiers ou de commerce, ordre ou fédération, plateformes de mise en relation reconnues dans votre secteur, les grands annuaires généralistes. Une fiche complète, avec le lien vers le site.
- Vos partenaires et fournisseurs : le fabricant dont vous êtes installateur agréé, le réseau dont vous êtes membre, le confrère qui vous recommande pour ce qu'il ne fait pas.
- La presse et les médias locaux : un article sur une réalisation, une ouverture, un événement. Un communiqué court et une photo suffisent souvent.
- Les associations, clubs et événements que vous soutenez : la page des partenaires d'un club sportif est un lien réel et local.
- Vos clients professionnels : une page « nos prestataires » ou une étude de cas sur leur site.
Un lien se mérite en existant : une entreprise réelle, à une adresse réelle, qui fait des choses réelles dont d'autres parlent. Tout le reste est du bruit, et Google est devenu très bon pour reconnaître le bruit.
Ce qu'il ne faut jamais faire
Acheter des liens, sur des places de marché ou par des « packs d'annuaires » : Google les détecte et pénalise, parfois le site entier. Échanger des liens en masse. Se lister sur des annuaires sans lecteurs, créés pour vendre des liens, ou sur des sites hors sujet. Commenter des blogs avec un lien. Ces pratiques ont fonctionné il y a quinze ans ; aujourd'hui elles coûtent, et la sanction met des mois à se lever. Un site de proximité n'a besoin d'aucune d'elles.
Ce qu'il faut faire
- Dresser la liste des dix sites locaux ou professionnels les plus crédibles pour votre métier, et demander une fiche ou une mention à chacun, avec vos coordonnées exactes et le lien en adresse canonique.
- Vérifier chaque fiche une fois en ligne : le lien fonctionne, les coordonnées sont bonnes, la catégorie est la bonne.
- Rendre votre site « liable » : une page « à propos » vraie, des réalisations montrées, un article utile de temps en temps, que d'autres ont une raison de citer.
- Déclarer, sur votre site, les profils où l'on vous trouve (fiche Google, annuaires, réseaux) dans vos données structurées : cela aide les moteurs à relier tout cela à une seule entité.
- Ne jamais inscrire un lien vers une fiche qui n'est pas encore publiée : vérifiez qu'elle répond avant de la déclarer.
Comment le vérifier
Search Console, rapport « Liens », section « Liens externes » : les sites qui vous lient, les pages les plus liées, les textes d'ancre. Une poignée de liens depuis des sites locaux sérieux est un bon point de départ ; une centaine de liens depuis des sites que vous ne connaissez pas est un signal d'alerte. Google permet aussi de désavouer des liens toxiques, un outil à n'employer qu'en cas de pénalité avérée.
Chez Applyze, nos propres profils (Malt, La Fabrique du Net, Sortlist, la fiche Google, l'annuaire de la mairie de Roquefort-les-Pins) sont déclarés dans les données structurées du site, et nous n'y inscrivons une adresse qu'après l'avoir vue répondre : une fiche annoncée n'est pas encore une preuve. C'est la même discipline que nous appliquons aux sites de nos clients.
Le faire vous-même, ou nous le confier
Un annuaire qui publie une adresse différente de la vôtre affaiblit ce que l'étape précédente a mis en place, à savoir le même nom, la même adresse et le même téléphone partout.
Cet élément fait partie des vingt-cinq du guide du référencement. Deux façons de passer à l'action, au choix.
Il reprend chaque élément du guide, regarde votre site, vous dit ce qui manque et garde la trace de ce que vous corrigez.
Être prévenu de la sortiePendant six mois, nous appliquons le guide à votre site, élément après élément, avec un point écrit chaque mois ; ensuite, nous l'entretenons.
Demander l'accompagnementPrix nets, TVA non applicable (article 293 B du CGI). Le premier échange est gratuit et sans engagement, le devis ferme est remis sous 48 heures. Toutes les formules : SEO INTERACT.
Une précaution s'impose dès qu'une même entreprise possède plusieurs sites. Les relier entre eux par des liens croisés ne construit aucune autorité : cela dessine un réseau que Google sait reconnaître, et qu'il dévalue. Faire cohabiter plusieurs sites d'un même propriétaire demande donc l'inverse d'un maillage, et c'est le sujet de notre article sur plusieurs sites internet pour une même entreprise. La question rejoint celle du contenu publié en double : ce qui compte n'est pas le nombre d'adresses, c'est que chacune apporte quelque chose que les autres n'ont pas.